Le projet de constitution du premier ministre François Legault constitue un pas vers le « démantèlement de la démocratie » et devrait inquiéter les minorités, car il supprimerait des protections historiques, prévient un groupe de défense des droits des anglophones. Les droits fondamentaux sont le fondement de la démocratie et font « partie intégrante de l’identité de la société québécoise moderne », grâce à la constitution novatrice de la province. Charte des droits et libertés de la personne, affirme TALQ, une coalition de groupes anglophones.
Cinquante ans après l’adoption de la Charte, la Coalition Avenir Québec cherche, par le biais du projet de loi 1 – la Loi constitutionnelle de 2025 – à « affaiblir explicitement » les droits de la personne, soutient TALQ dans son mémoire qui sera rendu public mardi. « Le projet de loi 1 dilue les droits fondamentaux de tous les Québécois », affirme l’organisation. « Pour que les droits de la personne soient effectifs, il faut un moyen de demander des comptes à l’État. » Or, « l’une des fonctions essentielles du projet de loi 1 est de rendre infiniment plus difficile la contestation des violations des droits de la personne devant les tribunaux ».