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La Presse canadienne — 4 juin 2026

Inquiétudes concernant l'extension de la loi québécoise sur les langues à l'éducation des adultes et aux écoles professionnelles

Actualités

MONTRÉAL – Le gouvernement du Québec a déposé un projet de loi qui obligerait les personnes souhaitant se former dans des domaines tels que l’usinage, l’ébénisterie et la cuisine professionnelle à étudier en français.

Le projet de loi, déposé jeudi, étend les lois linguistiques strictes de la province à l'éducation des adultes et à la formation professionnelle, suscitant des critiques de la part des conseils scolaires anglophones, des groupes communautaires et d'un syndicat d'enseignants. L'éducation des adultes s'adresse souvent aux personnes qui n'ont pas terminé leurs études secondaires ; la formation professionnelle offre des cours spécialisés de courte durée dans des domaines tels que la menuiserie et le secrétariat.
Le projet de loi obligerait les étudiants à étudier en français, à moins qu'ils ne soient déjà admissibles à l'enseignement en anglais en vertu de la Charte de la langue française. Les critiques craignent que le projet de loi ne restreigne l'accès aux programmes de formation et ne complique les efforts déployés pour remédier aux pénuries de main-d'œuvre.
...
Un groupe représentant la communauté anglophone du Québec — TALQ — a déclaré que le projet de loi risquait d'aggraver la pénurie de main-d'œuvre.
« À l’heure où le Québec fait face à une pénurie persistante de main-d’œuvre dans les secteurs de la santé, de la construction, des transports et des métiers spécialisés, il est difficile de justifier une limitation de l’accès à la formation professionnelle », a déclaré Sylvia Martin-Laforge, directrice générale du groupe.

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