Les écoles anglophones pourraient perdre 70 % de leurs élèves en raison de l'élargissement du projet de loi 101 à la formation professionnelle et à l'éducation des adultes : QESBA
Les conseils scolaires anglophones du Québec avertissent que l’élargissement proposé du projet de loi 101 à l’enseignement professionnel et à l’éducation des adultes pourrait remodeler considérablement l’éducation en anglais dans la province, une association estimant que les écoles pourraient perdre jusqu’à 70 % de leurs élèves.
Ces critiques font suite aux déclarations du ministre québécois de la Langue française, Jean-François Roberge, qui a affirmé plus tôt ce mois-ci que le gouvernement de la CAQ entendait étendre les restrictions linguistiques en français aux programmes d'éducation actuellement exemptés de la Loi 101. S'exprimant lors des audiences budgétaires à l'Assemblée nationale le 12 mai, M. Roberge a déclaré que le système actuel permet à des milliers d'élèves non admissibles d'étudier l'anglais alors qu'ils n'ont pas le « droit » de s'inscrire à l'enseignement primaire ou secondaire en anglais en vertu de la loi québécoise.
« Éducation générale des adultes et formation professionnelle ? Rien, aucune mesure, aucune préoccupation, aucune contrainte », a déclaré le ministre. « Il faut faire quelque chose. »
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Cette proposition a également suscité l'ire des groupes de défense des intérêts des anglophones.
La présidente de la TALQ, Eva Ludwig, a accusé le gouvernement de la CAQ de s'appuyer sur des « politiques identitaires » sans présenter de preuves que la mesure améliorerait la situation du français au Québec.
Elle s'est également interrogée sur la question de savoir si des consultations suffisantes avaient eu lieu avec les experts en éducation, les entreprises et les représentants du secteur du travail avant de soumettre la proposition.