Hanes : J’ai voté en anglais lors de ces élections québécoises afin de préserver mes droits linguistiques.
Les Québécois anglophones votent pour faire entendre leur voix suite aux récents changements de politique linguistique.
Dimanche après-midi, je me suis rendu au bureau de vote par anticipation de ma circonscription pour exercer mon droit de vote.
Non seulement j'ai pris de l'avance en votant lors des élections du 5 octobre, exerçant ainsi un droit démocratique qui ne se présente qu'environ tous les quatre ans, mais je voulais aussi tester mes droits en tant que Québécois anglophone à un moment délicat.
Normalement, je ne me soucierais pas trop de la langue que je parlerais en votant. Je me laisserais porter par le courant.
Mais quelques jours plus tôt, Élections Québec avait émis une directive à l'intention du personnel pour ne parler que français aux électeurs, conformément au projet de loi 96.
On a demandé aux employés des bureaux de vote d'interroger toute personne s'adressant à eux en anglais sur son droit aux services gouvernementaux dans une autre langue que le français. Il leur a été précisé de ne faire exception que pour les Autochtones ou les personnes admissibles à l'enseignement en anglais au Québec.