Le chef libéral nuance son engagement à utiliser la clause dérogatoire du projet de loi 96
Charles Milliard nuance ses propos en disant « peut-être » après qu'ils aient provoqué un tollé dans la communauté anglophone.
QUÉBEC — Face à la réaction négative de la communauté anglophone et des membres de son caucus, Charles Milliard, chef du Parti libéral a modifié son message concernant l'utilisation de la clause dérogatoire de la Constitution pour protéger le projet de loi 96 contre les contestations judiciaires.
Après avoir déclaré jeudi qu’il utiliserait cette clause pour protéger la loi adoptée par le gouvernement de la Coalition Avenir Québec en 2022, Milliard a revu ses propos à la baisse, les qualifiant désormais de « peut-être ».
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« Ce que j’ai dit hier, c’est que je veux corriger le projet de loi 96 afin que les clauses dérogatoires ne soient plus nécessaires », a déclaré Milliard à la radio.
L’association de défense des droits des citoyens anglais, TALQ, a déclaré que ce commentaire était surprenant et a rappelé à Milliard que le droit à un contrôle judiciaire des lois est fondamental dans toute société.
Les propos de Milliard ont également suscité des interrogations au sein du caucus libéral du Québec, car ils marquaient un changement de position par rapport au passé.