Le nouveau commissaire fédéral aux langues s'engage à défendre les droits des anglophones du Québec
Kelly Burke affirme que son bureau continuera d'intervenir dans les affaires judiciaires concernant les droits des minorités linguistiques, en particulier lorsqu'elles touchent à l'éducation.
Le nouveau commissaire aux langues officielles du Canada a reconnu vendredi la frustration des Québécois anglophones au cours des dernières années et s'est engagé à défendre les minorités linguistiques lorsque les gouvernements tentent de bafouer leurs droits.
« On ne peut pas grignoter les droits, qu’il s’agisse des droits des anglophones au Québec ou des droits des francophones dans le reste du pays », a déclaré Kelly Burke à un auditoire montréalais.
Elle a ajouté : « Nous devons également identifier les points faibles. Et ces points faibles existent des deux côtés. »
Burke, qui a pris ses fonctions de commissaire aux langues officielles du Canada en mars, a déclaré que ses prédécesseurs « ont joué un rôle actif en intervenant dans les affaires portées devant les tribunaux, notamment devant la Cour suprême du Canada, sur des questions linguistiques ». Elle a ajouté : « Nous continuerons d’être actifs, particulièrement en ce qui concerne l’article 23. »
Burke s'exprimait lors d'un événement organisé par TALQ, une coalition de groupes anglophones québécois financée par le gouvernement fédéral.