Opinion : Pourquoi le Québec a besoin d'un débat des chefs en anglais
C’est l’occasion de démontrer qu’ils aspirent à gouverner tous les Québécois, et pas seulement ceux qui regardent en français.
Le prochain premier ministre du Québec gouvernera près de 9 millions de personnes. Parmi elles, plus d'un million de Québécois anglophones, des gens qui fondent une famille, bâtissent des entreprises et contribuent à tous les aspects de la société québécoise. Ils méritent d'entendre directement ceux qui sollicitent leur vote.
Une fois de plus, il n'y aura pas de débat des chefs en anglais lors de cette élection provinciale.
Le consortium des médias anglophones du Québec était prêt à en organiser un, comme il l'avait fait avec succès en 2018. Mais après que la Coalition Avenir Québec au pouvoir et le Parti Québécois aient refusé d'y participer, et que le Parti libéral du Québec ait indiqué qu'il n'y assisterait que si les cinq principaux partis étaient présents, le débat a été annulé avant même qu'une seule question puisse être posée.