Pratte : Le départ de Legault signifie-t-il aussi la fin de sa « troisième voie » ?
La « troisième voie » est une illusion — un fantasme réconfortant pour de nombreux Québécois qui préfèrent éviter de faire un choix.
« Un Québec indépendant au sein d’un Canada fort », c’est ainsi qu’Yvon Deschamps, humoriste légendaire de la province, résumait l’avenir politique souhaité par les Québécois. Il s’agit de la « troisième voie » – ni séparatiste ni fédéraliste – que François Legault a proposée aux Québécois lorsqu’il a fondé la Coalition Avenir Québec en 2011.
Son parti a réuni des souverainistes et des fédéralistes qui estimaient que le débat constitutionnel devait être mis de côté pour un avenir prévisible afin que le Québec puisse se concentrer sur ses défis économiques.