La Gazette - Kiosque d'angle — 26 février 2026
La constitution du Québec est un « doigt d’honneur » au reste du Canada
« Le concept de droits collectifs n'a aucun sens pour moi lorsqu'une constitution ou une charte des droits est censée protéger la minorité contre le pouvoir de la majorité », déclare Robert Libman.
Cette semaine, le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette,
a déclaré que les anglophones sont « inestimables ».Les anglophones, qui ont contribué à bâtir la province et sont des Québécois à part entière, vivent dans un contexte de tensions linguistiques et constitutionnelles. Robert Libman, ancien député et fervent défenseur des droits des anglophones, et Sylvia Martin-Laforge, directrice générale de TALQ, ne sont pas convaincus. Ils se sont joints aux animateurs Bill Brownstein et Aaron Rand dans l'émission « The Corner Booth », diffusée cette semaine au Snowdon Deli, pour discuter de la main tendue de Jolin-Barrette, qu'ils ont qualifiée de « douce contre-vérité », selon les termes de Libman. Les deux invités ont affirmé que la Constitution ne tient pas ses promesses en matière de protection des anglophones.
« Cette loi est très dangereuse. Elle inscrit les droits collectifs dans la Constitution, ce qui inquiète fortement les communautés minoritaires », a déclaré Libman. « Le concept de droits collectifs me paraît absurde lorsqu'une constitution ou une charte des droits est censée protéger les minorités contre le pouvoir de la majorité. » Martin-Laforge a acquiescé.