Le Québec cible les cours de formation professionnelle pour adultes
Le plus important conseil scolaire anglophone de Montréal dénonce le projet du gouvernement du Québec d'étendre la Loi 101 à l'éducation des adultes et à la formation professionnelle, le qualifiant de « coup politique » qui pourrait nuire aux immigrants, affaiblir le système scolaire anglophone et aggraver la pénurie de main-d'œuvre.
Le projet de loi, promis par la première ministre Christine Fréchette durant la course à la direction de la Coalition Avenir Québec, imposerait l’utilisation du français dans les programmes d’éducation des adultes et de formation professionnelle. Le gouvernement affirme que cette mesure comblerait une lacune de la Loi 101 et renforcerait l’usage du français en milieu de travail. Le ministre de la Langue française, Jean-François Roberge, a défendu cette proposition, la jugeant nécessaire à la protection de la langue française.
Mais la Commission scolaire English Montréal affirme que cette mesure pourrait rediriger jusqu'à 27 000 élèves des programmes en anglais vers le système français, alors même que de nombreux nouveaux arrivants ont du mal à accéder aux cours de français financés par le gouvernement.
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L’organisme de défense des droits des anglophones TALQ a également condamné la proposition, accusant le gouvernement de la CAQ de poursuivre des politiques linguistiques clivantes susceptibles de nuire au système d’éducation anglophone sans pour autant améliorer sensiblement le système francophone. « Le véritable problème réside dans l’intention », a déclaré la directrice générale de l’organisme, Sylvia Martin-Laforge. « L’intention est d’étouffer à nouveau le système anglophone. »
Martin-Laforge a également remis en question la justification du gouvernement concernant les changements proposés, affirmant que le Québec n'a publié aucune étude ni donnée appuyant la nécessité de cette mesure.