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La Gazette — 28 mai 2026

Le Québec ne retirera pas le contenu anglais des sites Web gouvernementaux, affirme Roberge.

Actualités

« Nous conserverons ce que j’appellerais le mécanisme de bonne foi que nous utilisons actuellement », a déclaré le ministre de la Langue française.

Le ministre de la Langue française, Jean-François Roberge, a rejeté un recommandation de supprimer la plupart des sites web gouvernementaux en anglais« Nous n’avons aucune intention d’instaurer un système de mot de passe ou d’identification », a déclaré M. Roberge aux journalistes à Québec jeudi. « Nous conserverons le mécanisme de bonne foi que nous utilisons actuellement. » Cette déclaration intervient au lendemain des plaintes du commissaire à la langue française du Québec, qui déplore la trop grande disponibilité de l’anglais sur les sites Web du gouvernement québécois et réclame une réduction drastique de son usage, assortie de contrôles d’accès.

Tentative de « retirer l’anglais de l’espace public » : TALQ

La recommandation du commissaire a alarmé TALQ, un groupe de défense des droits des anglophones, qui l'a qualifiée de « nouvelle tentative de réduire la communauté anglophone à néant et d'éliminer l'anglais de l'espace public ». Jeudi, la coalition de groupes anglophones s'est dite soulagée que le contenu en anglais soit maintenu. « Le bon sens a prévalu et nous remercions le ministre Roberge d'avoir tenu parole », a déclaré la présidente de TALQ, Eva Ludvig. Elle a ajouté que le commissaire aurait dû tenir compte des répercussions sur la communauté anglophone.

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