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Le Journal de Montréal — 17 avril 2026

Réforme de la Charte de la langue française : sur la corde raide, Charles Milliard rectifie le tir

Actualités

Devant la grogne de la communauté anglophone et d'une frange de son caucus, le chef libéral Charles Milliard rectifie le tir : il ne veut plus impérativement protéger la réforme de la Charte de la langue française contre les poursuites judiciaires.

Jeudi, le nouveau leader des rouges avait surpris tout le monde, à commencer par ses propres députés, avec une nouvelle position sur la loi 96. Charles Milliard disait vouloir renouveler la clause de dérogation à la Charte des droits qu'elle contient, une fois les irritants retirés. « Je serais en faveur de la conserver, si je peux faire les changements que je veux. »

Cette nouvelle posture n'aura duré que 24 heures. Pressé de questions vendredi par l'animateur de la station radiophonique anglophone CJAD, le chef du Parti libéral a plutôt dit vouloir modifier la loi 96 « pour que le recours à la clause dérogatoire ne soit plus nécessaire ».

La langue est un sujet épineux chez les rouges. La position du nouveau chef avait aussitôt fait grimer des dents au sein du caucus libéral et avait même forcé la tenue d'une réunion d'urgence des députés. Et elle ne passait pas chez les anglophones.

« Le droit à la contestation judiciaire est primordial dans n'importe quelle société démocratique, c'est un principe. D'ailleurs, la charte canadienne et la charte québécoise offrent des protections fondamentales aux Québécois, aux groupes minoritaires, et pas seulement les groupes linguistiques », a réagi Sylvia Martin-Laforge, la directrice générale de TALQ, un regroupement d'organismes anglophones.

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