TALQ SE SATISFAIT DE L'ABANDON DU PROJET DE LOI SUR LA CONSTITUTION DU QUÉBEC
TALQ SE SATISFAIT DU PROJET DE LOI SUR LA CONSTITUTION DU QUÉBEC ABANDONNÉ
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MONTRÉAL, 11 juin 2026 — TALQ, un groupe de défense des droits représentant la communauté anglophone, affirme que le rejet du projet de loi 1, la proposition de constitution controversée du gouvernement de la CAQ, est un événement important pour le maintien des droits historiques de la communauté et de son accès aux services gouvernementaux.
Le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barette, a reconnu aujourd'hui, alors que la session de l'Assemblée nationale s'apprête à se terminer, que le projet de loi ne sera pas adopté, reprochant aux partis d'opposition de ne pas avoir fourni le consentement requis. Le Parti libéral du Québec, Québec solidaire et le Parti Québécois s'opposaient tous au projet de loi, de même que plus de 200 groupes et organisations de la province.
« Nous sommes évidemment très satisfaits que l'opposition substantielle et largement soutenue à ce projet de loi ait entraîné son abandon », a déclaré Eva Ludvig, présidente de TALQ, qui avait a comparu devant un comité de l'Assemblée nationale pour exprimer son opposition au projet de loi.
« Ce n’était jamais une constitution légitime », a déclaré Ludvig. « Dès le processus initial, qui a ignoré la nécessité d’une large consultation de la population, en passant par les restrictions et la hiérarchie des droits qu’elle cherchait à imposer, jusqu’à son refus initial de reconnaître la communauté anglophone de 1.3 million de personnes comme faisant partie intégrante du Québec, cette constitution s’inscrivait dans un programme gouvernemental de division. » « Ce programme comprend notamment les projets de loi 96, 21 et 84, tous visant à réduire et à restreindre notre communauté », a-t-elle ajouté. « En nous opposant au projet de loi 1, par notre présentation à Québec et les efforts que nous avons menés au sein de notre communauté, nous avons constaté que nous partagions de nombreuses préoccupations avec d’autres Québécois, en particulier celles concernant les atteintes à notre démocratie, une préoccupation qui inquiétait les Québécois de tous bords politiques, de tous groupes linguistiques et de tous horizons. »
TALQ s'attend pleinement à ce que l'idée de créer une constitution québécoise soit relancée, probablement durant la campagne pour les élections provinciales du 5 octobre.
« Tous les partis ont indiqué qu’ils estiment que la province a besoin d’une constitution qui lui soit propre », a déclaré Sylvia Martin-Laforge, directrice générale de TALQ. « Ce débat est loin d’être clos, mais nous espérons que les propositions à venir s’appuieront sur un processus plus inclusif, un meilleur équilibre entre les droits collectifs et individuels, et une reconnaissance plus complète du fait que le Québec est une société diversifiée et que, dans cette diversité, réside la force, et non la faiblesse. »