Une municipalité de l'Outaouais dénonce l'absence d'un débat des chefs en anglais
Mécontents de l'absence d'un débat des chefs en anglais avant les prochaines élections provinciales, les élus du canton de Low, situé dans la vallée de la Gatineau, critiquent la position adoptée par les principaux partis politiques.
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Les élus de Low appellent les cinq partis à « s’engager sans condition à participer pleinement aux futurs débats en anglais » ou, à défaut, à « organiser des forums équivalents et accessibles en anglais pendant la campagne électorale ».
« On nous oublie »
Selon Sylvia Martin-Laforge, directrice générale de TALQ, le débat des chefs de parti est une occasion essentielle pour les électeurs de comparer les différents partis politiques. « Les débats ou tables rondes avec les chefs de parti sont parmi les rares moments où ils doivent répondre simultanément aux mêmes questions. C’est à ce moment-là que nous pouvons vraiment les entendre », explique Mme Martin-Laforge, dont la langue maternelle est l’anglais.
Selon elle, la tenue d'un débat en anglais permettrait aux quelque 1.3 million de Québécois anglophones de bien saisir les nuances des enjeux et de se sentir représentés. La directrice générale estime que les préoccupations des Québécois anglophones sont rarement prises en compte lors des débats en français.