Face à la grogne, Charles Milliard rajuste le tir
(Lévis) Le chef libéral, Charles Milliard, rajuste le tir sur l’usage de la disposition de dérogation face à la grogne de la communauté anglophone et d’une partie de son caucus. Jeudi, il était « en faveur » de son maintien dans la loi 96 pour la protection du français. Vendredi, il a plutôt dit « on verra ».
« Je veux avoir une loi sur le français qui protège le français tout en respectant les droits des autres. Quand elle sera modifiée, on verra si on pense qu’une clause est nécessaire ou pas », a affirmé M. Milliard lors d’une mêlée de presse à Lévis. La veille au Parlement, il avait causé la surprise en affirmant au sujet de la disposition de dérogation (dite « clause nonobstant » ou « clause dérogatoire ») dans la loi 96 : « oui, je suis en faveur de la conserver », et plus précisément « si je peux faire les changements que je veux ». Le chef libéral citait alors la nécessité de modifier deux aspects précis de la réforme caquiste, tout en protégeant le reste.
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Milliard se défend de changer d’idée
La déclaration n’est pas passée inaperçue dans la communauté anglophone. Sylvia Martin-Laforge, directrice générale de TALQ – anciennement connu comme le Québec Community Groups Network, ou QCGN, qui représente une coalition d’organismes communautaires anglophones – a un message pour le nouveau chef du Parti libéral.